Sa popularité ne se dément pas. Au contraire. Des statistiques du CLIFAD – Comité de liaison interordres en formation à distance, font état d’une croissance de 315% dans les inscriptions en formation à distance entre les années 1996-1997 et 2008-2009. Vous avez bien lu : 315%.
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On fait référence ici uniquement aux inscriptions dans les cours crédités offerts dans les établissements scolaires.
Sont donc exclus les séminaires et autres conférences donnés par des associations, ordres professionnels ou entreprises elles-mêmes.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la formation à distance a le vent dans les voiles.
Si on se fie au nombre de plates-formes disponibles sur le marché pour l’enseignement par Internet, on peut prédire, sans se tromper, que la tendance se maintiendra.
Webinaires, téléconférences, classes virtuelles, asynchrone, synchrone, les spécialistes vous étourdissent avec leurs expressions et leurs produits.
Mais avant de conclure sur ce qu’il y a de mieux pour vous, plusieurs questions se posent :
1) Quelles sont les compétences que je veux développer au sein de mon entreprise par le biais d’activités de perfectionnement ?
2) Ces compétences sont-elles spécialisées au point où je doive créer mes propres activités d’apprentissage ?
3) Si oui, dois-je offrir mes activités de perfectionnement en classe de manière traditionnelle ou les rendre accessibles à distance ?
Si vous optez pour la formation à distance, vous devez être prêt à prendre le temps qu’il faut pour analyser les différentes options.
D’abord, il faut déterminer si les séminaires et autres activités seront synchrones ou asynchrones.
Quand il y a un horaire avec un formateur et que l’activité se déroule dans une classe virtuelle, sur Internet, avec généralement plusieurs participants, on assiste à une activité synchrone, car elle est en « temps réel ».
Par opposition, l’asynchrone suppose qu’il n’y pas d’horaire et que l’activité peut être suivie au rythme de l’apprenant, au moment qui lui convient.
Synchrone ou asynchrone, qu’est-ce qui est le mieux ? Réponse plate. Ça dépend…de plusieurs facteurs.
Les deux ont ceux-ci en commun : un ordinateur par personne est requis, et le casque d’écoute est un incontournable, surtout pour la formation synchrone.
Le synchrone a l’avantage d’être sécurisant pour ceux qui se voient imposer de la formation par Internet. Ils se retrouvent dans une classe, sauf que les participants ne sont pas regroupés physiquement dans un même lieu. S’ils ont à faire face à une situation problématique, un ou des collègues peuvent les dépanner.
Les diverses plates-formes pour le synchrone permettent généralement les travaux en équipe ; les apprenants voient peu – à l’aide d’une caméra – ou pas les membres de leur équipe, mais ils les entendent, ils leur parlent et peuvent communiquer avec eux par courriel, dans un intranet ou sur une page – Facebook, par exemple – créée à ce sujet.
Certains intranets ont une section qui s’apparente aux médias sociaux que nous connaissons, et ont des fonctions pour l’organisation de rencontres ou de réunions de travail entre des apprenants.
Difficultés technologiques pendant les activités ? Souvent, un technicien est à proximité pour les régler. Absence à un cours ? Il est possible de visionner la session par la suite, si elle a été enregistrée.
Le synchrone est parfait ? Que non !
Il est soumis aux aléas de la vitesse du réseau Internet de celui qui suit l’activité, et du fournisseur de services de celui qui la donne. Le réseau à haute vitesse performant est fortement recommandé. Sinon, on est propulsé dans un film au ralenti, avec des acteurs qui s’expriment comme des robots, tant les mots sont saccadés. Quand ce n’est pas la « coupure » totale.

Et il y a l’horaire qui oblige les apprenants à être soumis à une autre contrainte dans leur agenda.
L’asynchrone représente la liberté à cet égard : l’apprenant s’installe devant son ordinateur, dans ses moments libres, et avance à son rythme puisqu’il est seul dans sa classe.
Besoin d’assistance du formateur ? Une section Questions/Réponses est souvent au bout des doigts pour les difficultés les plus fréquentes. Le formateur peut aussi être joint, dans certains cas, par téléphone (selon un horaire) ou par courriel.
L’asynchrone n’est pas parfait non plus. Tout comme pour la formation à distance traditionnelle, dite par correspondance, avec des livres scolaires et des cahiers d’exercice, un cours asynchrone exige de la détermination, de l’organisation et énormément de motivation.
Pour l’entreprise qui l’implante, cette formule est coûteuse ; il faut adapter les cours. La conception visuelle et l’animation pédagogique sont très chères, alors que dans le cas du synchrone, la transposition des notes de cours du formateur en Power Point est une bonne base de départ.
Ces distinctions faites, vers quoi se tourner ?
Ma suggestion est d’expérimenter avec des outils gratuits pour des périodes d’essais. Je ne ferai pas la promotion d’aucun d’entre eux, mais je vous suggère d’aller sur Google ou tout autre engin de recherche, de taper les mots « classe virtuelle », « webinaire », « formation par Internet », etc., et vous verrez que les choix sont variés.
Le système de communication téléphonique par Internet que vous utilisez pour réduire vos frais d’interurbain est peut-être en mesure de vous proposer, par une version professionnelle, un moyen qui répond à vos besoins et à ceux des employés qui sont appelés à suivre la formation.
C’est par une formule d’essai que vous en arriverez à prendre la bonne décision. Vous éviterez ainsi des dépenses inutiles et identifierez LA plate-forme de formation adaptée à votre entreprise.
