Financer une résidence secondaire : tout ce qu’il faut savoir | BMO

 

22 mai 2023

Selon le récent sondage de Léger, plus de 18 % des Québécois envisagent l’achat d’une résidence de villégiature et 11 % prévoient faire l’acquisition d’une unité locative. Comme le démontre ce sondage, une grande partie de cet engouement est due à la pandémie et aux nombreuses mesures sanitaires. Avec la nouvelle conjoncture économique, plusieurs s’interrogent sur la pertinence d’une seconde résidence. Raphaelle Nadeau, conseillère principale en planification du patrimoine et Sylvie Roy, banquière privée pour BMO Gestion privée, donnent quelques trucs et astuces pour une décision éclairée.

« Il est possible d’utiliser une résidence secondaire à des fins personnelles et à des fins locatives, pour les semaines inoccupées. La demande pour ce type de location a explosé durant la pandémie », souligne Sylvie Roy.

Financer un projet personnel et en maximiser le rendement

Malgré le retour à la normale, il est fort probable, compte tenu de l’inflation actuelle, que certaines familles continueront de privilégier leurs vacances au Québec. L’avantage principal de percevoir des revenus locatifs est de couvrir en partie ou en totalité les dépenses liées à la propriété comme le remboursement de l’hypothèque, les taxes, les assurances, les coûts d’énergie, etc.

De plus, sur le plan fiscal, les intérêts sur l’emprunt et certaines dépenses locatives raisonnables pourraient être déductibles des revenus locatifs en prenant compte du prorata des jours utilisés en usage locatif par rapport à l’usage personnel. Un lien direct entre le produit de l’emprunt et l’utilisation immédiate des fonds doit exister afin que les intérêts soient déductibles. « Il est important de noter que si une perte locative est réalisée, il sera nécessaire de démontrer qu’il existait une intention de réaliser un profit afin que celle-ci puisse être déductible», note Raphaelle Nadeau.

La stratégie de la mise à part de l’argent

Cette stratégie pourrait être intéressante pour un individu qui possède une propriété locative, comme une résidence secondaire, par exemple. Cette technique de financement fait en sorte que l’individu utilise les revenus locatifs bruts pour payer ses emprunts personnels sur lesquels les intérêts ne sont pas déductibles. Les dépenses locatives, elles, sont financées par un emprunt, rendant ainsi les intérêts déductibles sur ces derniers emprunts.

« Si une perte locative est réalisée, il sera nécessaire de démontrer qu’il existait une intention de réaliser un profit afin que celle-ci puisse être déductible. » – Raphaelle Nadeau, conseillère principale en planification du patrimoine

 

Patrimoine et autonomie : de bonnes bases

13 septembre 2022

Les femmes ont la capacité d’aider, d’écouter, de conseiller et de comprendre la finance. Elles doivent juste apprendre à se faire confiance – chose qui est souvent plus facile à dire qu’à faire ! La présence des femmes sur le marché du travail et des affaires est plus que nécessaire au développement d’une société pérenne et durable, mais surtout pour atteindre un rythme de croissance économique stable qui, indéniablement, augmentera notre richesse collective.

Nancy Cyr

« J’essaie d’éduquer les femmes afin qu’elles puissent prendre conscience de leurs actions et qu’elles puissent comprendre certaines bases  afin  d’éviter les mauvaises surprises. » – Nancy Cyr

Il n’est pas rare de voir une femme remettre le contrôle de ses investissements à son conjoint ou à une personne tierce sous prétexte qu’elle n’a aucun intérêt envers la finance ou n’est pas certaine de comprendre le jargon financier. « Être autonome financièrement ne veut pas dire qu’il ne faut plus compter sur autrui pour gérer ses finances. Au contraire, j’essaie tout simplement d’éduquer les femmes afin qu’elles puissent prendre conscience de leurs actions et qu’elles puissent comprendre certaines bases afin d’éviter les mauvaises surprises », souligne Nancy Cyr. Pourquoi devrions-nous laisser notre conjoint gérer nos finances? Pourquoi ne pourrions-nous pas, en tant que femmes, être en mesure de comprendre ce volet et, nous aussi, participer aux conversations de gestion de patrimoine familial ? Il est là le défi.

Caroline Renaud

« Nous voyons de plus en plus  de femmes réussir dans des sphères qu’il était impossible d’atteindre par le passé. » – Caroline Renaud



Nancy Cyr et Caroline Renaud sont vice-présidentes et directrices de marché chez BMO Gestion privée. À ce titre, elles sont responsables du développement des affaires, des opérations en succursale et du coaching aux conseillers, gestionnaires de portefeuilles et banquiers privés qui composent leurs équipes. Elles sont reconnues par leurs employés et leurs collègues pour leur leadership humain et dévoué. Elles se distinguent par leur engagement quotidien à assurer le succès de chaque membre de leurs équipes autant que celui de l’organisation.

« Plus les années passent, plus nous voyons de femmes réussir dans des sphères qu’il était impossible d’atteindre par le passé. C’est gratifiant. D’ailleurs, il n’y a pas mieux qu’une autre femme pour comprendre les défis quotidiens auxquels doit faire face une autre femme, par exemple la conciliation travail-famille. Être à l’écoute des besoins de nos clients c’est fondamental pour bâtir une relation saine », affirment-elles.

Ce texte est financé par la Banque de Montréal

 

23 janvier 2023

Avec les derniers mois plus tumultueux, les gens souhaitent redonner à leur communauté en ayant un réel impact. On a tendance à confondre les dons de bienfaisance et un projet philanthropique. Habitée par un désir de faire une différence dans la vie comme en affaires, Karine Précourt, directrice générale, bureau de gestion familiale à BMO Gestion privée, souhaite démystifier ces deux pratiques.

Les dons de bienfaisance se distinguent de la philanthropie par l’approche du donateur. Alors que les dons de bienfaisance sont habituellement versés à un organisme qui ne rend pas compte de l’usage qu’il en fait, le donateur philanthrope a une vision de ce que le don peut apporter. Au Québec, la philanthropie a longtemps été négligée. Toutefois, depuis quelques années, elle semble se développer dans plusieurs familles. Quelles en sont les causes ? Un effet du vieillissement de la population ? Une plus grande attention portée aux valeurs transmises aux enfants ? La prise de conscience et un changement d’attitude face à la disparité dans la répartition de la richesse ?

Karine Précourt

Karine Précourt est directrice générale, bureau de gestion familiale,

BMO Gestion privée.


« Un projet philanthropique dans la famille demande de la réflexion pour être bien conçu. »


On constate que le partage et l’entraide sont des valeurs qui prennent une place plus importante dans les familles. Dans plusieurs d’entre elles, ce sont des valeurs que l’on veut communiquer aux enfants et aux petits-enfants, un patrimoine à transmettre de génération en génération. Pour traduire ces valeurs en actions, il est nécessaire de mettre en place une certaine structure, de déterminer à qui le don est destiné, puis d’en mesurer les impacts.

« Un projet philanthropique dans la famille demande de la réflexion pour être bien conçu », indique Karine Précourt. Il exige des échanges en famille afin qu’il soit rassembleur. L’énoncé de mission philanthropique permet de choisir les secteurs où l’on veut agir, d’établir des objectifs quant à l’effet recherché et de fixer des critères d’évaluation.

Les Femmes et la Philanthropie

On remarque que les femmes sont plus souvent les initiatrices de la philanthropie dans les familles. « Les femmes soulèvent de plus en plus leur intérêt quant à la possibilité de participer à un projet philanthropique familial », confirme Karine Précourt. Selon le Conseil du statut de la femme, les femmes donnent trois fois plus qu’il y a trente ans, alors que la participation des hommes pour cette même période a seulement doublé. De plus, selon une étude de l’Institut Mallet publiée en 2018, les femmes occupent la majorité des postes de direction d’organismes de bienfaisance et à but non lucratif.

Ce texte est financé par la Banque de Montréal